Une vérité qui dérange : un maladroit mensonge

Le film d’Al Gore « Une vérité qui dérange » (An inconvenient truth) est ce qu’il est : un habile montage. Il est en fait basé à 90% sur une conférence donnée des milliers de fois et filmée ici dans une de ses meilleures salles, un jour où il était en forme malgré les 20 kilos qu’il a pris depuis sa retraite politique.

L’homme parle distinctement avec une bonne voix et un accent pas trop typé, tout ça est sympathique en diable et la foule est toute acquise.

Il projette ses graphiques sur un écran géant de 5 m de large sur 3 m de haut: cela aide à captiver l’auditoire et quand la courbe qu’il affiche grimpe trop vite (comme le CO2), il monte sur un petit élévateur pour la rejoindre et la salle éclate d’un rire bon enfant …

Pour agrémenter ces prises de vue en salle de conférence, le film vous balance de temps en temps quelques vues d’une rivière ombragée accompagnées du glougloutement d’une eau pure alternant avec des fumées industrielles sur fond de vacarme des ouragans et le tour est joué.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, tout ce cinéma a un seul thème: le réchauffement global de la planète prétendument causé par le CO2 rejetté par les activités humaines.

Une réalité incontestable, prétend Al Gore et, selon lui, incontestée par les scientifiques … de son échantillon, où 99,98% des articles sont d’accord🙂 mais pas par les médias où dans son échantillon, 53% d’articles contestent sa thèse. Ah ces médias qui ne connaissent rien à la science ! … toujours selon lui.

En réalité c’est l’inverse : Propagande écrasante des médias nous assenant le réchauffement global et silence forcé des scientifiques qui ne veulent pas perdre leur poste.

Ensuite, l’ex-futur président (comme il se présente à la salle qui rit encore, toujours aussi bon enfant) dérive complétement, sans preuves, sur toute une série de maux qu’il attribue directement à ce réchauffement, comme la disparition d’espèces, le risque de montée des eaux submergeant Manhattan, dont – suprème horreur pour les américains – le site des attentats terroristes du 11 Septembre 2001, ou la fin du Gulf Stream tempérant le climat de l’Europe.

Al Gore joue sur quatre registres :

– la peur : une vision catastrophiste du monde actuel avec des ouragans, des inondations, des tornades, des falaises de glace qui s’effondrent dans la mer, alors que cela a toujours été.

– le rire : quand il se présente comme étant « l’ex-futur président des Etats-Unis », quand il monte sur une petit élévateur pour suivre sa courbe du CO2 et pour bien montrer qu’elle va « crever le plafond » ou quand il tente de ridiculiser l’optimum médiéval, dérisoire selon lui en comparaison de ce qui se passe aujourd’hui. Son graphique, en forme de crosse de hockey comme la courbe de Mann, montre en effet une grosse zone rouge vif à l’époque contemporaine, avec des oscillations faisant penser aux flammes d’un incendie.

– l’émotion : la ferme de son enfance, la petite rivière menacée, une amie d’enfance morte prématurément et la submersion future du site de 9/11. (1)

– l’homme seul : partout Al Gore est vu seul, seul à prendre l’avion pour ses conférences, seul dans sa chambre d’hôtel à préparer son diaporama, seul dans sa voiture à peaufiner sa présentation, seul en conférence à l’étanger…

Celui qui fut vice-président du calamiteux Bill Clinton est fortement critiqué aux USA pour être un des américains les plus énergivores pour sa consommation domestique et ses continuels voyages en avion.

On leur « doit » tout même à ces deux-là une guerre bien polluante en Yougoslavie, à une heure d’avion de la France, une guerre qu’ont soutenue de nombreux écologistes…

Surnommé par le Président G. Bush père « Mister Ozone » (avant l’histoire du réchauffement global, Al Gore avait pour cheval de bataille le trou de l’ozone).

Par ailleurs, ce Mister Al Gore est le même qui prétendait, dans sa campagne présidentielle de 2000, être a l’origine d’internet. (2)

Mauvais perdant en 2000 puisqu’en refusant de se reconnaître vaincu, il a retardé la proclamation des résultats de l’élection présidentielle américaine, il persiste en se présentant comme « l’ex-futur président des Etats-Unis ».

Quelques coups de patte aux Républicains et à l’administration Bush ponctuent d’ailleurs la conférence de celui qui joue sa dernière carte pour tenter de revenir sur la scène politique avant les élections de 2008.

C’est la vérité toute nue : Al Gore veut être président à la place du président :
– avant-hier, il s’en est pris au hard rock pour rallier les bonnes gens sous son étendard, mais ça n’a pas marché.
– hier, il a fait campagne avec le trou de l’ozone , mais ça n’a pas marché non plus,
– aujourd’hui, il clame partout que l’homme détruit la planète avec ses industries mais qu’il nous reste un espoir.
– champion du marketing politique, il a constaté que le catastrophisme en matière de climat se vendait bien actuellement, en tout cas mieux que des positions courageuses sur des problèmes concrets.

Al Gore cherche à relancer sa carrière et a choisit ce thème, où il est beaucoup plus facile de faire des effets de manche que de gèrer des problemes concrets. Mais de cela Al Gore n’en a cure. Quoi qu’on pense, ce film est de la propagande pré-électorale et rien de plus.

Ne perdez pas votre temps et votre argent à aller voir ce film superficiel ; c’est une sorte de tract électoral et rien de plus.

(1) Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

(2) L’origine d’Internet est le réseau ARPA du Département de la Défense américain dans les années 1960 et ne doit rien à Al Gore :

En 1962, alors que le communisme était de plus en plus menaçant pour le monde libre, l’US Air Force demanda à un petit groupe de chercheurs de créer un réseau de communication militaire capable de résister à une attaque nucléaire. Le concept de ce réseau reposait sur un système décentralisé, permettant au réseau de fonctionner malgré la destruction d’une ou plusieurs machines.

En 1964, Paul Baran, considéré comme un des acteurs principaux de la création d’Internet, eut l’idée, de créer un réseau sous forme de grande toile. Il avait réalisé qu’un système centralisé était vulnérable car la destruction de son noyau provoquait l’anéantissement des communications. Il mit donc au point un réseau hybride d’architectures étoilées et maillées dans lequel les données se déplaceraient de façon dynamique, en « cherchant » le chemin le moins encombré, et en « patientant » si toutes les routes étaient encombrées. Cette technologie fut appelée « packet switching ».

En Août 1969, indépendamment de tout objectif militaire, le réseau expérimental ARPANET fut créé par l’ARPA (Advanced Research Projects Agency dépendant du DOD, Department of Defense).

Source : spqr7.wordpress.com/2007/04/05/une-verite-qui-derange-un-maladroit-mensonge

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s